Bienvenue à toi cher lecteur !!!

Bienvenue à toi cher lecteur !!!
Qu'est-ce qu'E.R.A.L.E. ?

Il s'agit d'une histoire se déroulant de nos jours, dont le jeune héros va vite s'apercevoir que les croyances presentes dans notre monde, telle que l'origine du christiannisme, ne sont pas forcément réelles...

Ainsi à travers 30 chapitres, il va passer de l'état d'ignorance, à celui d'omniscient,
accompagnez-le dans son périple, et vous aussi découvrez la vérité...

Ce livre est en cours d'écriture, un nouveau chapitre sera mis en ligne chaque semaine...

Bonne lecture à vous !

Julien Cholley

# Posté le lundi 24 novembre 2008 10:52

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 08:41

Première partie...

Première partie...
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# Posté le lundi 24 novembre 2008 11:07

Modifié le vendredi 28 novembre 2008 08:42

Chapitre 1 : Interrogatoire...

- Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi vous tombiez ? Pourquoi vous aviez des accidents de voiture ? Vous ne vous êtes jamais demandé non plus pourquoi des avions s'écrasent sans raisons apparentes, ou pourquoi certaines personnes se noient alors qu'elles sont d'excellents nageurs ? Nous ne mourront pas accidentellement, il existe une entité invisible pour la race humaine, cette entité se nourrit de notre douleur, de notre mort. Moi seul peut les voir, les entendre, les combattre...

Ces mots étaient sortis tout seuls, ils allaient me prendre pour un fou, m'enfermer. C'est vrai que c'était plutôt difficile à croire, et pourtant ce n'était rien d'autre que la triste vérité. Ils étaient tous les deux plantés devant moi, me regardant avec incompréhension, une clope à la main et puant le café à quinze mètres aux alentours. Ils étaients fringuants dans leur uniformes à quatre cent dollars, avec leurs belles casquettes, mettant en évidence leurs pistolets qui n'avaient encore jamais servis. Ils croyaient m'impressionner, ils se trompaient. Je luttai contre la mort chaque jour et ils avaient l'audace de de me croire coupable de je ne sais quel crime, que l'ironie est triste parfois. Tout ce que je désirais c'était rejoindre Neelie Andrews, après tout je n'avais rien fait de mal.

Mais je n'étais pas près de sortir, les mots que je venais de prononcer devaient être dans une langue incompréhensible pour qu'il me regardent tout les deux comme ça, l'air hébété, fronçant leurs sourcils tellement fort qu'ils se touchaient presque. Ils allaient m'enfermer dans un asile de fous, je le sentais à leur regards. J'allais passer ma vie entre quatre murs blancs avec une camisole de force pour seule compagnie, peut-être aurais-je le droit de temps en temps à une anaphylaxie d'une drogue quelconque, par un docteur à la seringue tueuse, et je ne verrais plus jamais la lumière du soleil, si ce n'est le jour ou l'on sortira mon corps refroidi pour l'emmener à la morgue. C'était impossible qu'ils me comprennent.

Après un silence pesant qui sembla durer une éternité, le plus petit des deux hommes adressa la parole à l'autre d'un ton plus que moqueur.

- Mouais, en trente ans de police, je n'ai jamais entendu une histoire aussi invraisemblable. Et toi Reese ?

- Non chef, j'ai jamais vu un type aussi porté sur la boisson que celui-là !


Ils croyaient tout les deux que mon comportement étaient du à l'absorption d'alcool, ils n'ont pas cru un mot sur tout ce que je leur ai raconté, j'ai du avaler leur truc au gout plus que douteux et ils ne me croient toujours pas, enfin, c'était à prévoir. Le commissaire me parla à nouveau, il avait repris son sérieux et avait une voix douce bien que mélée au raclement de sa gorge, sûrement la cigarette.

- Bon admettons que cette "entité" comme tu le dis, existe... Comment ça se fait que tu peux les voir, et pas nous ?

- Si je peux les voir, c'est que...


Je sentais de l'imcompréhension dans le regard du chef de la police, s'il savait qu'Ellis était juste derriere lui, je ne pense pas qu'il aurait le même comportement, la même assurance, il aurait peur. Comme quand moi je l'ai rencontrée pour la première fois.

- Si tu peux les voir ?

J'hésitais à lui répondre car je trouvais qu'il étais déjà suffisamment perdu, et puis je me mis à balbutier que je voulais rentrer chez moi, j'étais là depuis plus d'une heure, c'était opressant à la fin. Mais le commissaire voulais absolument une réponse, alors je lui ai donné ce qu'il voulait.

- Si je peux les voir c'est que j'en étais un autrefois.

Ses sourcils ne se touchaient plus, signe d'un relachement qui voulait dire qu'il ne cherchait plus à me comprendre, il assistait juste au discours d'un homme au plus haut sommet de sa démence, mais malgré tout il continua son interrogatoire, s'efforçant de garder son sérieux.

- Hum, et elles ont un nom tes bestioles ?

- Les link


Je ne comprenais pas, s'il ne croyait en rien à mes dires, pourquoi me posait-t-il toutes ces questions ? J'avais mal à la tête, et le bruit des touches de clavier qui s'enfoncaient à un rythme effréné n'arrangeait rien, il tapait le moindre petit mot que je prononçais.

Au bout de deux longues heures, le commissaire se leva de sa chaise, et commença à faire les cent pas en tirant sur les poils de sa moustache, il avait l'air perplexe et à la fois subjugué par mes déclarations, à mon avis il ne savait pas sur quel pied danser.

- Bon, on a rien de solide contre toi, on va te mettre en cellule de dégrisement le temps que tu décuves, et tu pourras repartir. Mais souviens toi qu'on garde un oeil sur toi, ivrogne...

Voilà, je me retrouve dans une cellule, la tête contre les barreaux, à explorer mon moi intérieur pour passer le temps. Ils veulent que je décuve, je n'ai rien contre, mais celà va être dur sachant que je n'ai rien bu. Alors la seule solution c'est d'attendre, attendre encore, ne pas réussir à s'endormir car je pense au mal qui me ronge jour après jour depuis ma naissance, je parle de cette maladie sexuellement transmissible qu'est la vie... Chose merveilleusement bien huilée jusqu'à ma mort. Une chose m'obsède depuis cette fameuse nuit d'août, combien me reste-t-il de temps ? Un jour, un mois ou encore un an ? C'est devenu une obsession, la vie est une maladie qui pourrit lentement un corps avant de le faire crever...

Le temps passe et je n'ai pas bougé, je suis toujours dans ce commissariat à faire les cent pas, multipliant les allers retours de la grille au mur, jusqu'au petit matin. Après une nuit blanche dans cette cellule miteuse, je retrouvais ma liberté. J'emmerde le mec qui a inventé le sérum de vérité, maintenant les flics me prennent pour un vulgaire poivrot, il ne savent même pas qu'ils doivent la vie à Ellis.

- C'est bon, tu es libre, et qu'on ne te revoit plus trainer dans le coin.

Le matin était enfin arrivé, j'étais dehors. Et dire qu'ils m'ont foutu en garde à vue car j'apparaissais dans quasiment tous leurs satanés rapports depuis six mois, présent pour un accident de voiture qui à entrainé le coma du conducteur durant vingt quatre heures, présent pour la fracture d'une femme causée par une chute sur du verglas, présent, présent, toujours présent. Mais si je n'aurais pas été là, tous ces gens seraient morts, je le sais, ils l'ignorent, cons de flics.

- Ne vous inquietez pas, je n'ai pas l'intention de revenir.

- Ils disent tous ça ! Mais tôt ou tard tu finiras dans une cellule, comme les autres.


Tout aurait été différent si ce jour là Ellis n'aurait rien fait...
Chapitre 1 : Interrogatoire...

# Posté le lundi 24 novembre 2008 11:56

Modifié le samedi 26 septembre 2009 03:42

Chapitre 2 : Allison

Revenons en arrière, pour la plupart des mortels je me nomme Ryan Grey, j'ai dix-huit ans et je n'ai jamais fait quelque chose de ma vie. Les gens qui me connaissent pourraient me qualifier de raté, ils pourront confirmer que tout ce que j'ai toujours fait a entrainé le mal autour de moi, à commencer par la mort de ma jumelle à la naissance. Les gens m'ignorent, ou ne me comprennent pas, ils ne savent même pas qui je suis, certaines personnes me detestent, les autres me haissent, à commencer par mes profs. Mon nom n'est même pas dans un de leurs putains de livres d'histoire. Pourtant j'ai sauvé la vie au monde entier, comme j'ai entrainé sa perte... Enfin, tout dépend d'Ellis maintenant.

J'écris ces lignes car je ne veux pas que cette histoire tombe dans l'oubli, Ellis me permet de noter ces quelques mots sur cette feuille avant de m'emmener, cette fois-ci pour de bon. Je veux qu'on se rappelle de moi comme celui à qui on doit la vie, plutôt que le garçon qui n'a pas d'amis et que tout le monde rejette. Ceci est la partie sombre, froide, de mon histoire sur terre.

Il y a des jours dans l'existence d'un être humain qui sont très importants, ces jours determinent notre avenir. Parmi ceux-ci il y a le jour où l'on se marie, où l'on fait un choix pour notre carrière, lorsque qu'on déménage, où qu'on donne naissance à un enfant. Et puis il y a aussi des jours où l'on change la vie de milliers de personnes, comme par exemple lors d'un attentat. Cette histoire débute le treize aout de l'année 2005, ce jour va changer la vie de la planète entière, à partir d'une seule petite action isolée apparemment sans conséquences, cela va avoir des repercussions démentielles. On appelle ça la théorie du chaos, ou encore l'effet papillon, comment un seul battement d'ailes d'un misérable insecte qui ne vit qu'une seule journée peut declencher une tornade à des kilometres de là et tuer des milliers d'innocents ? J'ai ma petite idée depuis cette journée maudite, dans notre histoire, c'est moi l'insecte, et depuis je me méfie des ephemeres... Il était dix-neuf heures je me souviens, je reçois un coup de telephone, c'est Jennifer, la soeur d'Allison.

- Ryan ?

- Oui c'est moi.

- Ecoute je ne peux pas te parler longtemps, mais il faut que tu saches qu'Allison a eu un accident de moto ce matin.

- ...

- Elle est morte, désolée, et je voulais te dire aussi que...


J'entend encore le bruit du téléphone qui vint mourir à mes pieds, je reste sans bouger, quatre heures passent, la nuit est tombée, je reste toujours immobile, choqué, le coeur en mille morceaux. Je n'étais pas heureux dans ma vie, mais au moins j'étais vivant, en entendant ces mots c'était comme si je me noyais, j'étais en apnée totale, une très longue apnée. Je n'entendais plus rien autour de moi hormis le bruit de mes poumons sur le point d'éclater.

Allison a été ma première petite amie, j'étais sorti avec elle l'année de mes quinze ans, mais ça n'avait pas marché, depuis on était restés les meilleurs amis du monde, et cet été on était ressortis ensemble, avant qu'elle ne me quitte il y a trois jours, en donnant une excuse bidon. La véritable raison c'est Ellis qui me l'a apportée. Elle n'a pas choisi de mourir, si elle avait choisi elle aurait opté pour le classique "je veux mourir vieille dans mon lit en dormant" comme tout le monde. La mort d'Allison m'a aidé à me liberer, en effet mon obsession vient de prendre fin, je déciderais du moment ou j'allais rendre l'âme ou lieu d'attendre que Dieu, tel un enfant de six ans, donne un coup de pied dans la foumilière et que j'ai la chance d'être parmi les fourmis qui resteront collés à sa semelle par leur sang.

Je sors de ma chambre en ecrasant les debris du telephone, puis je passe la porte de la maison, je marche, pour aller où, je ne sais pas encore, je marche un peu plus vite, les larmes me viennent, je commence à courir, la route nationale approche, je continue de courir, le plus vite possible, les feux d'une voiture viennent alerter mon profil droit, je ferme les yeux, et j'arrête de courir, oui j'arrete, rien ne sers de courir il faut partir à point, moi je vais partir aujourd'hui, m'en aller dans un autre monde, ou pourrir sous une tombe je ne sais pas, tout ce que je sais c'est qu'elle ne peut pas me louper, le bruit d'un crissement de pneu déchire la nuit. Mon esprit est ailleurs, incapable d'enregistrer toute la force du moment, c'est passé si vite, je n'ai rien senti, finalement mourir est plutôt simple.

Je suis mort ? Non, je comprend très vite que je me trompe car mon corps tout entier est parcouru de tremblements, je ressens une douleur intense, elle me brûle de l'interieur, j'entrouvre les yeux, j'ai mal, je suis allongé sur le bas coté, les voitures passent sans me voir, je tourne la tête et je vois une silhouette s'éloigner, elle a probablement tout vu.

- Eh vous là-bas !

- Et c'est encore mieux vu d'ici !

- Hein ? Qu'avez-vous dit ? Eh ! Vous m'entendez ?


Je veux me lever pour la rattraper mais je souffre trop pour ça. J'en suis sûr cette personne a tout vu, mais pourquoi a-t-elle dit ça ? Et qui était cette personne ?
Chapitre 2 : Allison

# Posté le mardi 25 novembre 2008 10:33

Modifié le samedi 26 septembre 2009 03:42

Chapitre 3 : L'enfant, Dieu, et le vieil homme

Je me relève, j'ai mal aux jambes. Ma respiration est saccadée, j'ai la tête qui tourne. Je me dis que ce n'est pas un soir à être dehors, encore moins un soir à se suicider, et je prend la décision de rentrer chez moi en essayant d'oublier ce qui vient de se passer et surtout, ce que je voulais faire.

Une fois rentré, j'aperçois ma mère descendre les escaliers et chose étrange, je vois quelqu'un descendre les marches derrière elle, on dirait un enfant. Le visage rond, souriant, mais il y a quelque chose de bizarre avec son nez. A peine ai-je eu le temps de le regarder qu'il vient bousculer ma mère, la poussant avec ses minuscules bras, au moment du contact une onde de choc équivalent à un puissant feu d'artifice se produit, et ma mère commence sa chute. Heureusement pour elle je la rattrape de justesse, puis je regarde à nouveau en haut des marches, et je vois l'enfant qui disparaît dans des flammes bleues apparues de nulle part ! Paniqué je serre fort ma mère, étonnée elle me remercie de l'avoir retenue et me dit que je pouvais la lacher maintenant, elle n'avait rien remarqué ! Je dois être fatigué, il faut que je m'allonge...

Je m'écroule sur le parquet de ma chambre, les yeux révulsés, mon corps tremble à nouveau, plus intensément cette fois-ci, je saigne du nez, qu'est-ce qui m'arrive ? Je me met à sombrer dans une espece de coma profond, la derniere chose que j'ai vu avant que mes yeux ne se ferment sont les glaires que j'ai régurgité. Des images me viennent, comme dans un rêve. Des images floues brouillent mon esprit, jusqu'à ce que progressivement tout devienne d'une extraordinaire netteté. Les images floues ont laissées la place à ma vision normale. Je suis devant un grand homme, tout de blanc vétu, j'imagine que ça doit être Dieu, en tout cas si je serais dieu, moi je m'habillerais comme ça. Il ne me voit pas, j'ai beau faire des grands signes et crier autant que ma voix me le permet, pas la moindre petite réaction de sa part. Blasé, je continue mon tour d'horizon, à coté de lui se trouve une femme magnifique, brune, les yeux verts, des formes dignes d'une déesse, une bouche fine, mais quelque chose cloche, on peut deviner qu'elle vient de pleurer. Et à la façon qu'elle a de se mordre les levres je dirais qu'elle garde un lourd secret. On dirait qu'elle m'observe tant elle jette des coup d'oeil dans ma direction, mais ce n'est pas moi qu'elle regarde, c'est la personne juste derrière moi...

Dans mon dos est assis un vieil homme aux cheveux sales qui, à la place du nez, arbore une horrible cicatrice, des vers blancs ont élus domicile dans cette balafre. A sa vue je réprime une envie de vomir. Bien qu'inquiétant il l'était beaucoup moins que la personne à coté de lui, celle-ci semblait froide, distante, on ne pouvait distinguer quel était son sexe car la bure qui lui servait d'habit lui faisait des formes quelquonques. Cette bure, entre celle d'un moine et celle avec laquelle on représente traditionellement la mort, oscillait entre le blanc et le noir. En effet, selon qui parlait, le vêtement changeait immédiatemment de couleur. On ne pouvait pas voir son visage sous la capuche, à la place on ne voyait que l'obscurité. On aurait dit que cette personne savait exactement pourquoi elle était là, elle le savait, il n'y avait aucun doute, contrairement aux trois autres personnes celle-ci ne donnait aucun signe de nervosité, peut être parce qu'elle n'avait rien à perdre dans l'échange qui allait suivre dans ce mysterieux endroit. J'avais atterri je ne sais où, autour de moi il n'y avait rien, c'était noir, particulierement froid, on avait l'impression de marcher dans le vide, de flotter, bien qu'on sentait le sol sous nos pieds, il était comme transparent. Je continuai mon inspection des lieux lorsque l'homme à la cicatrice parla à l'homme en blanc.

- Dis moi, on dirait que notre pacte va toucher à sa fin.

- Tu as raison vieil homme, il est temps d'ajouter nos deux volontés.

- Depuis le temps que j'attend ça.

- Mais je te rappelle qu'elles resteront secrètes et inapplicables jusqu'à ce qu'il prenne conscience de son ennemi.

- Je sais tout ça ! Pour qui me prend-tu, un mortel ? Pauvre fou !


Le ton était monté pour je ne sais quelle raison, l'homme à la cicatrice était apparemment très en colère, très excité aussi. Mais ce qui m'inquiétais vraiment c'était la couleur de la bure qui était violemment passé du blanc à un noir sombre comme la mort. Mais l'homme que je prenais pour Dieu ne semblait pas prêté attention à ce détail, il restait très calme malgré l'insulte du vieil homme à la cicatrice monstrueuse, il le remit aussitôt à sa place, d'un ton froid et persuasif, il continua la discussion.

- Modère tes paroles...

- Tu n'as pas à me donner d'ordre !

- Toi non plus...

- Bref ! C'est avec joie qu'ici même, au purgatoire, je passe le premier, enfin, si tu me le permet.

- Je t'en prie...

- C'est ironique pour toi de dire ça non ?


La jeune femme si jolie laissait échapper une larme le long de sa joue, je voulais lui parler mais elle ne voyais pas non plus, comme tout le monde présent ici, j'étais simple spectateur, ce qui avait le don de m'exaspérer, au moins aurais-je appris où je me trouvais, c'est un début.

- On va sceller le sors de l'humanité toute entière, tu en as conscience j'espère ?

- Bien plus que tu ne le crois mon vieil ami.

- Ne m'appelle pas comme ça !

- Tu prefères pauvre fou peut être ?


L'homme en blanc dessina dans l'air un rectangle du doigt, une lumière intense s'en suivit, et un parchemin semblant dater de plusieurs millénaires apparu. Sur celui-ci on pouvait voir un texte séparé en quatre parties, et en bas du parchemin se trouvait deux espaces. Le vieil homme posa sa main sur l'un des deux, et Dieu sur l'autre. Les deux parties qui étaient en contact avec leurs mains se consumèrent alors, les cendres fraiches étaient de couleur vertes fluorescentes. Il n'y avait pas de vent mais pourtant ces cendres virvoltaient dans les airs, pour finalement atterrir juste devant la jolie jeune femme à coté de l'homme en blanc, et devant la personne étrangement mysterieuse à coté du vieil homme. La bure de celle-ci à la vue des cendres, adopta une couleur proche du gris clair.

Toutes deux ramasserent les cendres et celles-ci fusionnèrent avec leurs mains, les cendres semblaientent s'être incrustées sous la peau. Le vieil homme se mit à rire, sans plus pouvoir s'arrêter, son rire était cruel, les vers qui avaient élus domicile dans le creux de son visage s'agitaient au rythme de ces petits cris saccadés.

- Après des millions d'années je tiens enfin le pouvoir, hahaha !

- Seul l'avenir nous le dira...

- Oh non, pas cette fois, pas besoin d'attendre la réponse du futur, je peut te l'affirmer dès aujourd'hui, tu as perdu, Dieu ou pas Dieu !

- Nous verrons Lucifer, nous verrons.


Et Dieu lança ce qu'il restait du parchemin à travers l'obscurité du purgatoire, on le vit disparaître dans des flammes bleues, semblables en tout point à celles dans lesquelles avait disparu l'enfant...
Chapitre 3 : L'enfant, Dieu, et le vieil homme

# Posté le jeudi 27 novembre 2008 09:49

Modifié le samedi 26 septembre 2009 03:43